De notre terre à notre assiette – 4 mai 2019 – Une journée à ne pas manquer – CCFD-Terre solidaire –

Au Lycée agricole Jules Rieffel, 5 rue de la Syonniére, Saint Herblain

Une journée de débats, ludique et festive, sur la transition agricole : agriculture paysanne pour nourrir le monde de demain, agroécologie, permaculture, souveraineté alimentaire, semences paysannes, mouvements de citoyens pour une agriculture durable.

De 14h à 20h en continu : un village associatif : des jeux, des animations pour les enfants, des expositions, des vidéos en continu, de la documentation

16h – 18h : Table ronde : « Souveraineté alimentaire : consommateurs, agriculteurs, tous concernés « 

20h : « Les yeux plus grands que le monde » – Compagnie Spectabilis… un conte moderne pour questionner les problématiques d’alimentation

Le détail de la Journée

 

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Méditation sur le sens du mot « Pâque » par Jean Debruynne

Le mot : « Pâque », en hébreu, veut dire « passage ».

C’est la mémoire de cette nuit où le Peuple de Dieu décidé à sortir de l’esclavage d’Egypte, s’est trouvé coincé par la Mer Rouge. Le peuple s’est trouvé pris au piège entre la cavalerie des armées d’Egypte qui le poursuivait et la Mer Rouge qui lui barrait la route. C’est cette nuit-là que sur l’ordre de Dieu, la Mer Rouge, s’est écartée en deux devant le Peuple de Dieu lui ouvrant ainsi le passage. Ce qui était un obstacle est devenu un chemin. Ce qui bouchait la route est devenu la route elle-même. Passage pour franchir la Mer Rouge d’une rive à l’autre. Passage pour traverser la nuit jusqu’au jour. Passage pour franchir l’accès à la Liberté.

Si la Pâque est un passage, cela veut déjà dire qu’il existe toujours au moins un passage.

Nous avons si souvent l’impression que nous vivons dans des impasses. Que nous sommes coincés, emprisonnés, enfermés dans des problèmes sans issues. La Pâque est là, toujours en avant de nous pour nous ouvrir des passages, ouvrir des chemins là où nos yeux ne voient que des murs qui se dressent et qui barrent la route.

Par ailleurs s’il existe toujours un passage c’est que nous serons toujours des gens de passage. La Pâque a toujours été une affaire de nomades, une affaire de migrants et de pèlerins. Si la Pâque ouvre des passages c’est que nous sommes tous appelés à être des passants, à le devenir et à le rester toujours.

Dans la Pâque personne n’est jamais « arrivé », tout le monde est tous les jours en route. Nous serons toujours « les passagers » de la Pâque. On ne peut jamais s’installer dans la Pâque. On est toujours en route et en chemin. C’est pourquoi le Croyant vit en marchant, en campant, en route, en chemin. La Foi conduit à Pâque parce qu’elle se vit toujours dans le provisoire. Être Croyant c’est un appel, c’est une vocation à ouvrir des passages, à découvrir des nouveaux chemins, à tracer, à dégager, à baliser des nouveaux sentiers.

« La Pâque », le passage, cela veut donc dire aussi un chemin, un sentier ou une autoroute, mais toujours une issue. Si la Pâque est un chemin ouvert, un chemin grand ouvert, c’est Jésus lui-même dans l’évangile qui nous dit que c’est lui le chemin, le passage de la Pâque, ce n’est pas une chose, ce n’est pas une réponse toute faite, ce n’est pas une vérité dans les livres, c’est toujours Quelqu’un, c’est toujours une Personne, le passage c’est toujours Dieu lui-même. Dieu n’est jamais un monument, une basilique, une statue ou une cathédrale, Dieu c’est toujours un chemin, un passage, une ouverture. Dieu n’enferme jamais, il n’emprisonne jamais. Dieu n’est jamais un savoir mais toujours Quelqu’un. Dieu ne cherche pas à nous « avoir », à nous « posséder », à nous compter dans ses clients ou sans sa clientèle, Dieu ne cesse de nous appeler : « lève-toi et marche… » Dieu n’est pas un chemin obligatoire, Dieu n’est pas un sens obligatoire comme une loi, Dieu ouvre un passage et ce passage est celui de la liberté parce que cette Pâque est celle d’Amour.

…. La Pâque c’est la Parole de Dieu même qui appelle chaque personne à s’humaniser parce que c’est l’humain qui est la seule image et la ressemblance de Dieu.

La Pâque de Dieu c’est l’Homme.

Le Croyant c’est le jardinier de Dieu.

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Jeudi Saint : fête des prêtres mais quels prêtres ? Texte de Jean Rouet, vicaire général de Bordeaux

Je m’interroge après 47 ans de ministère :

Que donnons-nous à voir ? Dans nos assemblées, il y a ceux qui sont en bas et ceux qui sont en haut, il y a ceux qui sont dans le chœur et ceux qui n’y ont pas droit, il y a ceux qui ont droit seulement au pain eucharistique et ceux qui ont droit au pain et au vin, il y a ceux qui peuvent servir à l’autel et ceux qui ne peuvent servir que l’assemblée, il y a les fidèles et les clercs comme si les clercs étaient dispensés d’être fidèles. Les marques de séparation sont extrêmement visibles, comme s’il ne fallait pas se mélanger les uns aux autres, comme si il en avait qui étaient supérieurs aux autres. Le jeudi saint le président de la célébration lave les pieds de douze fidèles mais le reste de l’année il est en position dominante. Il préside à toutes les décisions comme s’il était le seul à pouvoir décider. Jésus indique la direction, accueilli la parole du Père pour s’en faire l’écho, donne sens à ses actes.
Peut-on imaginer une manière de célébrer qui parle davantage de notre égale dignité baptismale avec l’homme à la main desséchée et l’enfant au centre de tous les regards ?

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Pour l’abolition du cléricalisme – Texte issu de notre site national – CCBF

L’Église catholique présente la particularité d’être aussi un État de plein droit, le Vatican. En dehors de sa vocation proprement religieuse, elle est aussi une institution exerçant des pouvoirs régaliens. Ceux-ci ne se limitent pas à quelques hectares de l’Italie mais s’étendent au monde entier. À ce titre cette Église remplit le même rôle qu’une multinationale. Elle est donc susceptible des dérives propres à ce genre d’entreprise : centralisation, conservatisme, carriérisme. Dans son cas, c’est le cléricalisme, à maintes reprises dénoncé par le pape François, menant à des abus graves, qui débouchent sur des scandales.

On vient d’en avoir une illustration par la révélation des égarements du pouvoir ecclésiastique. Les pires sont le détournement de la direction spirituelle pour couvrir des viols de religieuses et l’épidémie de pédophilie. Des livres et des films relayés par les médias les ont portés à la connaissance d’un vaste public. Davantage que d’autres grandes entreprises, l’institution souffre d’un pouvoir exercé sans limite, parce qu’il est non seulement absolu, mais bien plus, sacralisé comme d’origine divine.
À côté des abuseurs criminels continuent à œuvrer des millions de religieux et de laïcs qui s’efforcent, jour après jour, de remplir leurs missions pastorales dans la dignité, le désintéressement et la modestie. Eux n’exercent pas le pouvoir, mais ils sont déconsidérés par la carence ou la duplicité de ceux qui le détiennent.

Les mesures suivantes procèdent toutes du même constat : l’exercice d’un pouvoir absolu et sacralisé, réservé à un petit groupe d’hommes, majoritairement des célibataires âgés, à l’exclusion des femmes. Elles portent uniquement sur l’organisation de l’Église, en tant qu’institution humaine soumise au sort commun de toutes les entreprises.

La Conférence des baptisés demande en conséquence :

  1. Que l’égalité parfaite soit réalisée entre hommes et femmes dans l’Église. Que les femmes accèdent aux ministères ordonnés, comme à toutes les fonctions de la société civile. Qu’elles participent pleinement aux décisions et qu’elles assument la responsabilité des services ou des ministères.
  2. Que l’obligation du célibat ecclésiastique soit abrogée, pour ouvrir la possibilité d’ordonner des hommes ou des femmes, qui sont marié(e)s ou non par l’exercice d’un choix personnel. Que les prêtres déjà ordonnés puissent se marier.
  3. Que le pouvoir dans l’Église, exercé actuellement par les ministres ordonnés, soit partagé avec des laïcs. La vocation religieuse est une expression parmi d’autres de la vocation baptismale, sans qu’il faille la sacraliser.
  4. Que les curés dans leurs paroisses et les évêques dans leurs diocèses se comportent comme des pasteurs, au service de la communion, en promouvant la prise de responsabilité des laïcs. Que ceux-ci prennent la parole et assument leur partie du pouvoir. Que tous les mandats soient attribués par une procédure démocratique, qu’ils soient limités dans le temps et soumis à évaluation.
  5. Que l’Évangile prenne la première place, sans plus se focaliser sur la morale familiale et sexuelle. La priorité est le Christ et le chemin qu’il nous ouvre. Pour que le christianisme perpétue une révolution spirituelle, il doit cesser d’être le cimetière de coutumes historiques.

La CCBF

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Message de Monseigneur Lebrun archevêque de Rouen à l’ensemble de son diocèse

Je suis troublé avec vous tous

(Message de l’archevêque aux fidèles)

Le cardinal PHILIPPE BARBARIN vient d’être condamné pour « non-dénonciation de mauvais traitements envers un mineur ». Je ne commente pas cette décision de justice. Elle s’ajoute à d’autres révélations et condamnations de prêtres, d’évêques, de religieux ou religieuses qui ont abusé d’enfants ou de personnes fragiles, crimes terribles. En raison même des processus psychologiques, on peut penser que les victimes n’ont pas toutes parlé. À cela se sont ajoutés des comportements de la hiérarchie et des proches des victimes qui ont étouffé des paroles.

suite du message de Mgr Lebrun archevêque de Rouen

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“Catholiques, nous vivons une occasion historique à ne pas manquer“

Pédophilie, abus sexuels sur des religieuses, homosexualité au Vatican : l’essayiste François Huguenin (auteur du Pari chrétien, chez Tallandier) revient sur la nouvelle tempête de révélations qui a récemment agité l’Église catholique.

La concomitance du sommet sur la pédophilie, de la parution du livre de Frédéric Martel, Enquête au cœur du Vatican et de la diffusion d’un documentaire d’Éric Quintin et Marie-Pierre Raimbault concernant les abus sur religieuses aura permis de mettre en lumière ce qui lie toutes ces affaires pourtant dissemblables : le culte du secret généralisé dans l’Église catholique, que seule la libération de la parole peut briser, ainsi que le montre magistralement, le film de François Ozon.

Lire la suite sur le site de La Vie

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