La Speranza, un texte d’une religieuse de Milan qui nous invite à l’espérance.

La Speranza en Italie ces jours-ci, c’est le ciel d’un bleu dépollué et provocant, c’est le soleil qui brille obstinément sur les rues désertes, et qui s’introduit en riant dans ces maisonnées qui apprennent à redevenir familles.

La Speranza ce sont ces post-it anonymes par centaines qui ont commencé à couvrir les devantures fermées des magasins, pour encourager tous ces petits commerçants au futur sombre, à Bergame d’abord, puis, comme une onde d’espérance – virale elle aussi – en Lombardie, avant de gagner toute l’Italie : « Tutto andrà bene <3 » (et comment ne pas penser à ces paroles de Jésus à Julienne de Norwich « …ma tutto sarà bene e tutto finirà bene »* ?),

La Speranza c’est la vie qui est plus forte et le printemps qui oublie de porter le deuil et la peur, et avance inexorablement, faisant verdir les arbres et chanter les oiseaux.

La Speranza ce sont tous ces professeurs exemplaires qui doivent en quelques jours s’improviser créateurs et réinventer l’école, et se plient en huit pour affronter avec courage leurs cours à préparer, les leçons online et les corrections à distance, tout en préparant le déjeuner, avec deux ou trois enfants dans les pattes.

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Célébrer notre foi au temps de l’épidémie, texte de François Renaud, administrateur de notre diocèse

François Renaud nous rappelle que la participation à la messe n’est pas la seule modalité de sanctifier le dimanche.

Des mesures très fortes ont été prises par le gouvernement pour limiter la propagation du coronavirus. Il nous revient à tous de nous y conformer, pour éviter bien sûr de nous exposer à cette maladie, mais encore pour éviter d’en être les propagateurs. C’est une question de charité, particulièrement envers les personnes les plus fragiles.

Bien entendu, ces mesures nous déroutent, en particulier quand elles nous empêchent de nous rassembler pour célébrer l’eucharistie, là où notre frater-nité se ressource dans celle du Christ. Nous pensons aussi aux personnes qui ne pourront pas célébrer le baptême ou le mariage auquel elles se préparent depuis longtemps, à celles qui ne pourront pas prendre part à la célébration d’obsèques d’un proche, aux pèlerins qui ne pourront pas se rendre à Lourdes.

Cette situation durera sans doute quelques semaines, peut-être quelques mois. Dans ce contexte, il nous faut apprendre à vivre et à célébrer notre foi autrement.

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Un extrait du communiqué de Véronique Margron

Présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France, qui nous invite à la fraternité, l’hospitalité et la compassion.

Paris ce 16 mars 2020,

« Suis-je le gardien de mon frère ? » (Gn 4, 9)

 Chers toutes et tous,

Malgré les beaux jours, nous sommes en pleine tempête. Celle-ci est sournoise car invisible et tapie. Mais elle est bien réelle et pour beaucoup, en ce monde et dans notre pays elle les a déjà atteints de plein fouet, avec son cortège de douleurs et de questions. (…) Nous omettons les paragraphes où elles rappellent bien évidemment les consignes fermes du gouvernement et des consignes pratiques pour les communautés religieuses

(…)

La fraternité

Il ne s’agit pas de combattre l’expansion du virus seulement pour nous-même, mais au nom de la fraternité, au nom du souci d’autrui, des plus fragiles d’abord de nos sociétés. Malades, migrants, sans domiciles, personnes pauvres et bien d’autres. Nos sociétés, nous-mêmes peut-être, nous mettons habituellement des femmes et des hommes, des groupes humains en quarantaine, au loin. Parfois nous en faisons des boucs-émissaires. Notre histoire, y compris religieuse, en porte les stigmates, aujourd’hui toujours.

La « quarantaine » nécessaire où il nous est demandé d’être désormais, pourrait alors avoir cette vertu spirituelle de nous rapprocher par la foi et par le coeur de tous ces visages vulnérables, rejetés, laissés pour compte, et de tous les souffrants.

La fraternité c’est encore le souci de notre système de santé et de l’ensemble des soignants qui le font vivre au quotidien. Ils sont sur le pont pour nous tous. Nous savons leur compétence, leur implication. Nous connaissons aussi ses limites, y compris dans un pays riche comme le nôtre. Ne participons pas, par négligence ou imprudence à le tendre un peu plus. Dans les semaines à venir arriveront plus encore de patients et de patients graves. Le virus peut toucher tout le monde et des formes graves peuvent se développer chez tous. La fraternité nous intime de porter le souci de faire tout notre possible pour ne pas enrayer plus encore les services spécialisés, voire l’ensemble de système de soins, et épuiser davantage celles et ceux qui se donnent sans compter. Disons-leur notre reconnaissance.

L’hospitalité  (…)

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Pendant ce temps de confinement voir et revoir quelques vidéos sur notre site

 Il vous suffit de faire un clic sur le titre de la conférence et ceci vous donne accès directement à la vidéo, en cette période de confinement n’hésitez pas.

« L’inouï de l’Évangile » par Dominique Collin, conférence du 21 Février 2019

« Joseph Moingt, une vision prophétique pour l’Eglise » par Jean-Pol Gallez de février 2018

 » La liberté, un art de vivre » par Marie-Christine Bernard – conférence de novembre 2016

« Quelles saveurs d’évangile pour aujourd’hui » par André Fossion lors de la journée du 28 février 2015

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Annulation des conférences jusqu’à nouvel ordre

Toutes les conférences et rendez-vous de groupe sont jusqu’à nouvel ordre annulés, y compris la conférence du 4 avril, ceci pour respecter les mesures de confinement gouvernementales.

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Succès qualitatif et quantitatif pour la journée de réflexion avec Dominique Collin

63 participants, un record pour une journée entière de réflexion qui fut riche d’enseignement.

Tout au long de la matinée, Dominique Collin a exprimé avec brio comment entendre aujourd’hui l’inouï de l’Évangile. À quoi rime ma vie ? Une question essentielle pour chacune et chacun d’entre nous et pour nos contemporains. Entendons-nous que l’Évangile est, comme le dit la première lettre de Jean, « la parole de la Vie », autrement dit l’expression de la Vie elle-même ? Il a développé plusieurs thèmes tels que « L’Évangile comme inouï, non entendu » – L’Évangile come communication d’existence – L’Évangile comme bonne nouvelle du Soi.

L’après-midi, nous avons travaillé sur un récit de l’évangile de Marc « Jésus et le paralysé de Capharnaüm » (Mc 2,1-13) que Dominique Collin intitule « Ouvre-toit ! »

Une lecture passionnante des premiers chapitres de Marc où l’essentiel pour lui se trouve dans cette phrase  » Tu es mon fils bien-aimé. En toi, j’ai mis tout mon plaisir ». Cette parole vaut de la même manière pour chacune et chacun d’entre nous. Notre vérité est de se reconnaître fils et fille à la suite de Jésus.

Quelques brides de son intervention :

  • Les 3 tentations sont en fait des refus de la filialité.
  • La vie, c’est quand vous abandonnez la volonté de puissance.
  • Ta guérison, c’est ta foi.
  • « Voyant leur foi » exprime le récit de Marc : la foi, cela se voit, c’est l’acte qui fait du possible dans l’impossible, qui ouvre une brèche. La foi est toujours agissante.

Une journée qui nous invite à poursuivre la réflexion. Une journée très stimulante au dire des participants. Vous trouverez ci-joint la feuille de réflexion  le matin, ainsi que la traduction du récit de Marc  tous les deux proposés par Dominique Collin.

Grand Merci à lui.

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